Le petit diable

Le petit diableSa renommée mondiale, Roberto Begnini la doit à son rôle désopilant dans «Down by law», le film louisianais de Jarmusch. Le petit Italien gesticulant, en articulant sa fameuse réplique : «I scream for ice-cream», a conquis les cinéphiles qui attendaient avec sympathie ses travaux en tant que réalisateur. Présenté à Cannes en 89 (à la Quinzaine des réalisateurs), son «Petit diable» (qui est son troisième long métrage) a soulevé aussitôt les fous rires festivaliers. Sa sortie dans les salles, un peu plus tard, a été beaucoup plus discrète. Qu’en est-il au juste ? Petit diable expédié sur Terre, Roberto fait l’expérience des sensations et des sentiments, bref du corps humain. Sa volubilité et son exubérance sexuelle sont des plus réjouissantes, mais sa relation avec Walter Matthau (inénarrable mais un peu fatigué en curé retors) est plutôt stéréotypée, moins drôle que son idylle mouvementée avec Nicoletta Braschi (héroïne de «Down by law» et Mme Benigni). L’ensemble est donc inégal l’abattage incontestable de l’acteur-auteur ne suffit pas vraiment, et ses amusantes trouvailles, trop souvent répétées, engendrent une certaine lassitude.

The tall guyThe tall guy

Amateurs de (bon I) burlesque à vos magnétoscopes. Le délire est la grande force de cette comédie loufoque. Jeff Goldblum y est un brave bougre qui a tout pour déplaire. Il est de très grande taille, il est angoissé et profondément déprimé. Il n’a pas eu de femme depuis un bon demi-siècle. Il est le faire-valoir et souffre-douleur d’un comique londonien qui finit par le virer. Il est donc au chômage. Il est sujet au rhume des foins. Enfin, il ne va pas bien du tout. Et voilà-t’y pas que, dans l’hôpital où il est venu se faire faire une série d’injections antiallergiques, il tombe sous le charme d’une énergique et très sensuelle infirmière, un peu pète-sec tout de même. Sa vie ne va pas du tout en être simplifiée ! Ce film, que le réalisateur Mel Smith considère comme son «premier et son meilleur à ce jour», mélange la drôlerie, l’humour acide et la folie la plus complète. Il faut dire que le charme cool de Jeff Goldblum («La mouche», mais aussi «Série noire pour nuit blanche» de John Landis) et sa manière de jouer les funambules au-dessus de l’absurde font merveille.

Categories: Bateau

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