Homeboy

HomeboyOn n’est jamais mieux servi que par soi-même. Mickey Rourke a lui-même écrit le scénario de «Homeboy». Quand Rourke se construit son propre mythe, ça n’est pas triste. Ça donne dans le héros marginal et douloureux, le vieux syndrome exploité par Brando dans «Sur les quais» ! Rourke est Johnny Walker (nom prédestiné), boxeur vieillissant et à la dérive, incapable de s’intégrer aux structures sociales existantes, abruti par les nombreux coups reçus, ayant une dégaine de cow-boy fauché et un petit papillon dans le cerveau. Il est du genre «poor lone some cow-boy» qui tirerait moins vite que son ombre. Mal aimé fredonnant avec complaisance sa petite chanson, Walker rencontre une grande fille toute simple et lui remet en état son manège forain. Il va même remonter une dernière fois sur le ring (poussé par un manager véreux ‘et frimeur, Christopher Walker) en risquant sa vie. Là, c’est le vieux syndrome de Niro/Raging Bull ou Stallone/Rocky la star maso qui se crucifie pour son public, se faisant cogner sa belle petite gueule. Patauger dans autant de clichés éculés, on croit rêver. Et cela finit par être assez fascinant tellement Mickey Rourke s’implique dans son film. Motorcycle Boy, le personnage qu’il interprétait dans «Rusty James» de Coppola, n’est pas loin…

Love story

Love storyLui, c’est Oliver. Un Wasp typique, beau, riche, qui partage sa vie entre ses études à Harvard, les Rolls familiales et le hockey sur glace. Il se prépare à devenir, inévitablement, un grand avocat. Elle, c’est Jenny. Elle est anticonformiste, fauchée, immigrée italienne, catholique, et travaille à la bibliothèque pour payer ses études de musique. Ils vont s’aimer pour le meilleur, mais surtout pour le pire. Scandalisés par cette liaison, les parents d’Oliver lui coupent les vivres. Qu’importe ! Emportés par leur passion, les tourtereaux vont s’aimer dans la misère. Un examen médical de routine leur apprend que Jenny est atteinte d’une maladie incurable. Leucémique, elle se battra jusqu’au bout… D’abord, on est plongé dans le parfum provocateur des années 70 abolition d’une morale périmée, disparition des barrières sociales, mépris du billet vert. Ensuite, on a droit à la partie mélo, larmoyante, mais pas trop, un brin racoleuse. L’interprétation sobre des deux vedettes principales évite habilement les clichés à l’eau de rose pour chaumières compatissantes. Une belle story sirupeuse pour pleurer de vraies larmes. Un classique !

Categories: Bateau

Tagged in:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *