COGNAC

L’addition fait un tabac

Le troisième Festival du film policier s’est tenu du 29 mars au 2 avril à Cognac. Dans les volutes d’un alcool divin, on a célébré la fête du cinéma, rendu quelques hommages et primé des œuvres que nous verrons bientôt en vidéo. Et un cognac, un. En fait, c’est le troisième. Les années passent, le cru prend du corps. Il suffit de regarder autour de soi pour s’en convaincre. Des comédiens, des journalistes, des écrivains, des producteurs, des chanteurs, ils sont tous là, comme une averse au printemps. Détendus, souriants et encore frais. Barclay et Henri Salvador, comme si de rien n’était, jouent à la pétanque sur le parvis d’un superbe château. Carlos visite les chais, guidé par Gilles Hennessy. Avec sa bonhommie rondouillarde. Carlos est un hôte extraordinaire. Personne mieux que lui n’a l’air et la manière de dérider une atmosphère. Mais il y avait aussi Claude Brasseur auquel le festival rendait un hommage avec la projection de quatre de ses films : « Bande à part », « Les seins de glace », « La guerre des polices » et « La crime » Anne Parillaud. Sébastien Japrisot, Véronique Genest, Jacques Deray. Alain Rouffio, Michel Audiard. La scène internationale n’était pas en reste, qui était représentée par Sydney Lumet (président du jury), Michael York, James Coburn et la divine Lauren Bacall auxquels étaient également rendu hommage avec respectivement les projections de « Key Largo », « Le grand sommeil », « Le crime de l’Orient-Express », d’une part et « Notre homme Flint ». « L’arme au point » et « F comme Flint » d’autre part. A Cognac, l’accueil de la population est légendaire. Il fut, cette année encore, à la. hauteur. Les diverses manifestations alternaient bien avec les projections de films même si la sélection officielle s’éloignait un peu du film policier traditionnel. On eut, en effet, plus souvent droit à des films d’action pure, voire de psychologie, qu’à des polars au sens large qu’on leur attribue. Mais loin de ces considérations philosophiques, la fête eut bel et bien lieu. Et toute une ville y participait. Tout le monde célébrait le cinéma en général et le film policier en particulier. Quant à nous, à Vidéo 7, pour ne pas perdre ce délicieux goût de Cognac, nous vous proposons, tout au long de ce numéro, un immense clin d’œil sur les mythes du film noir. Le monstre est là, devant moi, paisible dans son emballage de carton. Moi, grand chasseur de magnétoscopes. Lui, VK 49 Brandt. Je prépare le matériel nécessaire à de bonne manipulations : un tournevis, un marteau, une scie à métaux. Ne riez pas, j’en ai connu des coriaces. Bon, je libère la bête. La ligne est sobre et harmonieuse. Il est joli le bougre. Je laisse pour le moment la télécommande à infrarouge de côté et m’attaque à la notice de fonctionnement. Un premier croquis m’indique tous les raccordements possibles sur l’appareil, soit par l’intermédiaire de la prise péritélévision, le téléviseur, une caméra et un second magnétoscope ou encore par des prises simples, un ampli audio, une seconde caméra, un second téléviseur et enfin l’antenne, bien entendu. Je m’exécute et branche le magnétoscope sur secteur et relie à l’aide d’un cordon fourni par le constructeur, le téléviseur au magnétoscope. L’animal bronche à peine, simplement le cadran de l’horloge et de la programmation s’éclaire. Un coup de pouce sur le bouton « marche » et je commence à régler la pendule. La notice est claire, trois petites pressions et le tour est joué. Passons à l’introduction de la cassette. Le chargement frontal est d’une ‘utilisation aisée, on introduit délicatement l’objet du délit qui est avalé puis mis en place automatiquement. Reste à faire quelques réglages préliminaires avant de jouer les vidéophiles. Pour le téléviseur. il suffit d’appuyer sur la touche réservée à la vidéo et régler la chaîne aux alentours du canal 36 jusqu’à l’obtention de deux barres blanches. Côté magnétoscope, j’appuie sur le programme N°1, j’appuie sur la touche de mise en service du dispositif de recherche automatique, je sélectionne la bande où se situe l’émetteur et met enfin en mémoire ce dernier. J’effectue l’opération pour les trois chaînes nationales. Le modèle permet de mémoriser 16 stations différentes, ce qui risque de devenir intéressant pour l’avenir. Tout est en place, le VK 49 va pouvoir subir mes velléités de programmateur et d’enregistreur d’émissions. Je m’attache tout d’abord à mettre en boîte un film que je suis en train de regarder. Une pression sur la touche vidéo du téléviseur, une pression sur la touche VHS du magnétoscope, une pression pour faire apparaître la chaîne du film à enregistrer et, enfin, une pression sur, simultanément, les touches lecture et enregistrement. et l’affaire est dans le sac. Cela. vous paraît confus. Une touche permet d’éviter toutes ces manipulations. Mais je ne veux pas en rester là. Pour enregistre par exemple TF1 et regarder Antenne 2, j’effectue la même opération que précédemment et ensuite j’appuie sur la touche Antenne 2 du téléviseur et j’éteins la touche VHS du magnétoscope. Le tout m’a pris 15 secondes montre en main. L’appareil ne manifeste, pour le moment. aucune réaction agressive. Je ne lui laisse pas le temps de souffler et je décide de visionner les cassettes déjà enregistrées. Un coup de pouce sur la touche lecture et l’image apparaît, de bonne qualité. Un petit voyant lumineux m’assure que la bande défile sans problème. Je décide de tester les fonctions d’arrêt sur image, d’image par image, de recherche avant et arrière. Pour la première fonction, j’appuie sur la touche pause. Cela donne une image très moyenne. Sur les magnétoscopes VHS, le problème n’a toujours pas été résolu. En ce que concerne la lecture image par image, ça se corse. Chaque pression sur la touche pause amène l’image suivante_ Mais à ce moment, entre chaque image intervient une barre de sites qu’aucun réglage n’arrive à supprimer_ Ces deux « techniques » ne doivent pas être utilisées trop longtemps, un dispositif les interrompt après cinq minutes de pratique. Cela peut paraître comme un petit défaut, en fait c’est plutôt un système de sécurité qui prend soin des têtes de lecture. D’autant plus qu’il est plutôt rare d’utiliser l’arrêt sur image .aussi longtemps. Avance rapide et recherche rapide sont les deux fonctions que je teste ensuite. Là, pas de problème, les images défilent à 9 fois la vitesse normale dans un sens ou dans l’autre sans anicroches. Le VK 49 est également doté d’un système à mémoire permettant de revenir automatiquement sur un point bien déterminé de la bande. Il suffit pour cela, lors de la lecture ou de l’enregistrement, d’appuyer sur la touche de mise à zéro du compteur et sur la touche mémoire, à l’instant précis où l’on repère le passage souhaité. Pour la suite, chaque fois que l’on fait défiler la bande en avance ou retour rapide, l’appareil s’arrête lorsque le compteur est à zéro. Astucieux, non ? Une nouvelle pression sur la touche mémoire et celle-ci est immédiatement déverrouillée. Perdu dans mes différentes opérations, j’entends à peine le téléphone qui sonne. C’est un ami, au courant de ma dernière acquisition, qui me demande de lui enregistrer dans trois jours un match de Coupe d’Europe de football. Comme vous l’avez deviné, j’en profite pour décortiquer la notice d’emploi au chapitre programmation.

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