Class 1984

Class 1984N’importe quel enseignant vous parlera des problèmes de violence, de racket, de drogue ou de délinquance.., auxquels il est tous les jours confronté. Chez nous, mis à part quelques cas exceptionnels de chef d’établissement poignardé ou d’élève salement lynché qui arrivent jusqu’aux premières pages de la grande presse, on se doit de faire le silence sur ces choses. Il paraît que, dans tous les domaines sociaux, les États-Unis ont dix ans d’avance sur nous. Voilà qui promet et inquiète lorsqu’on sait que Mark Lester présentait son film au moment de sa sortie comme le constat d’une réalité ! Le point positif d’un film comme «Class 1984» est d’oser dire le calvaire quotidien que subissent enseignants et élèves dans les écoles de certains points chauds des grandes cités. Lester montre bien que l’école, qui devrait être un lieu d’épanouissement et de communication avec les autres, un lieu où l’on devrait se sentir bien, est souvent devenue un lieu d’insécurité. Le constat était nécessaire. Mais la solution à laquelle incite implicitement Mark Lester (à savoir l’auto justice et l’élimination systématique de la gangrène) est nettement moins heureuse.

Portés disparus

Portes disparusLe film a fait un malheur aux États-Unis et… en France lors de sa sortie en salles. Un colonel (interprété par l’adorable, mais complètement inexpressif Chuck Norris) s’est échappé des camps du Nord Vietnam où sont encore retenus prisonniers des Américains, alors que la guerre est terminée depuis plus de dix ans. Il y retourne, bien décidé à délivrer ses camarades de détention. On est loin de l’Amérique de la mauvaise conscience qui transparaissait encore dans des films comme «Voyage au bout de l’enfer» ou «Apocalypse now». Là, les Jaunes sont montrés franchement comme des sadiques tous justes bons à être éliminés. Ça tire, ça explose, ça saigne, ça violente. Et le cascadeur-karatéka Chuck Norris a parfaitement le sens du commando-mitraillette ! Ce genre de cinéma contient lui-même ses propres limites. On peut se laisser divertir par cette guérilla nouveau style, si l’on parvient à oublier l’obsédant parfum «réactionnaire» de l’histoire.

Categories: Bateau

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