American gigolo

American gigoloJulian Kay est l’amant le plus cher d’Hollywood. Costume impeccable, œillade à la fois sensuelle et méprisante, il se loue aux femmes délaissées de la high society. Chargé de remplacer un collègue pour la nuit, il est entraîné dans le jeu pervers d’un couple sadomaso, entre mari voyeur et femme soumise. Le lendemain, elle est retrouvée assassinée. Suspecté, Julian réalise qu’il est victime d’un complot ses amis l’oublient, les faux indices pullulent autour de lui, son piédestal mondain s’écroule. Seul le témoignage d’une «cliente» amoureuse, mais épouse d’un politicien pourrait le disculper… Une ambiance feutrée à mi-chemin entre le drame et le polar, où l’énigme, finalement, importe moins que le revirement de situation et la détresse d’un homme traqué et soupçonné injustement. Un scénario efficace où Richard Gare excelle.

Le grand pardon

Le grand pardonLes Bettoun forment une famille unie comme les cinq doigts de la main. Ils vivent de flippers, de proxénétisme, de rackets et de casinos. Et pourtant, ces braves gens ont plein d’ennemis : la police d’abord qui donne 24 heures pour arrêter les magouilles, la nouvelle vague du crime ensuite, qui aurait l’impudence de supplanter les grands anciens, les Arabes de Pigalle enfin, qui ont appris à lire la loi du milieu de droite à gauche ! La vengeance du patriarche contre tous ces mal élevés pourra-t-elle s’accomplir en ce jour sacré du Grand Pardon ? Alexandre Arcady retrouve dans les premières scènes des accents du «Parrain» avec l’aide d’un Roger Hanin omniprésent, incroyablement truculent, violent et généreux, capable des plus grandes largesses comme des pires bassesses. C’est pourquoi l’héritier, Richard Berry, a honte de son père qui parle fort et ne respecte pas les manières. Anny Duperey est une doctoresse qui découvre ce milieu dont elle ignore tout. Antinomie absolue de Hanin, Jean-Louis Trintignant est le commissaire impassible qui traque sa proie depuis quinze ans. Robert Hossein est le rival et Armand Mestral, un bouleversant chanteur vieillissant. Le Français, c’est Bernard Giraudeau, fils de famille qui a mal tourné et qui tire les ficelles dans l’ombre. Arcady sait tout faire, de la tendresse à la violence. Jamais une production française n’a paru rivaliser avec les meilleurs films américains comme celle-ci : justesse des décors, qualité de la photo, la tension des dialogues, sûreté des effets. Pas de temps mort, pas une seconde de répit.

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